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Key Words

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Omega Speedmaster Mark II : légitime et désirable





"Les médailles de bronze ou d'argent n'intéressent personne..." cette citation pleine d'ambition et de détermination nous vient du célèbre Buzz Aldrin.


Le génial astronaute, aviateur et ingénieur américain est mondialement (re)connu pour sa participation active à la mission Apollo 11 qui a vu le premier vaisseau habité se poser sur la lune.


Buzz Aldrin a donc réalisé le 21 juillet 1969, avec l'équipe de la mission Apollo 11, ce qu'aucun autre homme n'avait réalisé avant lui : se poser sur la lune et marcher sur le satellite de la Terre.


Afin d'équiper les astronautes de la mission, la NASA a lancé un certain nombre d'appels d'offres pour les différents composants de l'équipement. Concernant la montre, Omega a été sélectionné avec sa Speedmaster, seule montre qui a su passer les 11 tests imaginés par la NASA.


Le récit étant connue et répandue, nous ne nous attarderons pas sur l'histoire de la "Moonwatch", seule montre à être allée sur la Lune en 1969 : l'Omega Speedmaster ref. 105.012 (145.012 à partir de 1967).



Omega Speedmaster 145.012 Cal. 321

Cette référence historique s'échange aujourd'hui entre 10 000 et plus de 16 000€.


Même si cette pièce a un passé prestigieux et unique, nous allons nous intéresser à l'une de ses proches descendantes...


La Speedmaster Mark II, l'héritière




1969 fut une année riche pour Omega. La Speedmaster Moonwatch ayant été sélectionnée par la NASA pour habiller les poignets de ses astronautes, Omega a connu un pic de gloire inespéré.


Si la Speedmaster n'a pas été pensée comme une montre pour la NASA, elle l'est devenue grâce à sa fiabilité à toute épreuve.


La Speedmaster Mark II référence 145.014, lancée en 1969 (décidément, quelle année), n'a quant à elle pas connu le même sort. Contrairement à sa prestigieuse devancière, elle a été pensée pour la NASA et les missions Apollo mais ne sera jamais sélectionnée pour prendre part à la moindre mission.


En effet, la Speedmaster Mark II (pour deuxième version du chronographe à remontage manuel), qui avait pourtant tous les attributs pour être acceptée, a été refusée.


Pourquoi ? Tout simplement parce que les délais étaient très serrés et la NASA était déjà satisfaite de la Moonwatch "Mark I" (même si ce nom n'a jamais été utilisé par Omega). Il aurait été très chronophage de débuter un nouveau processus de validation pour la Mark II et c'était impossible compte tenu du calendrier chargé de l'association d'Etat américaine.


Ce rendez-vous raté avec l'Histoire explique, en partie, la cote bien plus accessible de la Mark II, mais nous y reviendrons.



Vintage Omega Mark II ad

Malgré ce refus de la NASA, les caractéristiques techniques et fonctionnelles de la Mark II n'ont jamais été remises en cause et il est possible d'affirmer sans hésiter que la 145.014 est une digne héritière de la 145.012 Moonwatch.


Une production éphémère, une trace éternelle


La Speedmaster Mark II aurait été produite de 1969 à 1971. L'utilisation du conditionnel est ici primordiale car la Mark II a été présente dans le catalogue Omega jusqu'en 1975.


Dans tous les cas, la période de production de cette Speedmaster Mark II aura été très brève. Pourtant, son design très marqué et son histoire liée à celle de la Moonwatch font de cette pièce une icône de l'horlogerie vintage.


La Mark II a d'ailleurs été rééditée au début des années 2010, voilà un signe qui ne trompe pas (seules les pièces fortes des musées des marques suisses sont rééditées).


Si la Moonwatch présente un design très années 60 avec sa boîte ronde, ses sous compteurs parfaitement positionnés et ses proportions parfaitement maitrisées, la Mark II s'affirme avec un design très 70s. En effet, la boîte atypique de la 145.014 est ce qu'on appelle une "helmet case", boitier casque en français. Cette appellation provient de la ressemblance entre cette forme de boitier et un casque de moto.



En dehors de cette boîte imposante taillée dans l'acier, la Mark II présente un cadran très semblable à celui de la Moonwatch avec la mention "Professional" en dessous du "Speedmaster". Légère différence toutefois, le "Mark II" vient souligner cette littérature.


Ce cadran désormais mythique présente trois sous-compteurs bien ancrés dans le cadran noir mat. Les index sont chargés de Tritium ce qui, au fil du temps, a donné une belle patine coquille d'oeuf jaunie à la matière. Un must pour tout collectionneur.


Une référence attachante et sous-estimée


Outre sa dimension historique, la 145.014 est une référence de Speedmaster à considérer dans la constitution de toute collection de montres vintage. Il s'agit d'une montre au design reconnaissable entre mille, au pedigree prestigieux et aux attributs flatteurs.


Si l'aspect esthétique d'une montre est très important, et il n'est pas en reste avec cette pièce, le coeur est également à considérer avec la plus grande attention.


Côté calibre, la Mark II est animée par le descendant du mythique 321 (présent sur la Moonwatch) : le 861. Ce calibre équipait également la 145.022, successeur légitime de la 145.012. Pas n'importe quelle lignée.


Le Calibre 861 est l'un des plus reconnus et fiables dans l'histoire de la manufacture Omega. Ce mouvement pour chronographe à remontage manuel, basé sur un Lemania 1873, a été utilisé dans sa version "17 jewels" de 1968 à 1992. Une telle longévité est preuve de robustesse.


Cal 861

Allier plaisir et utilité, passion et raison





La pièce présentée ici date du début des années 70, certainement 1971 ou 1972. S'agissant d'un chronographe Omega vintage à l'histoire prestigieuse, les attentes en terme de rentabilité sont donc élevées.


Au risque de décevoir les spéculateurs hystériques, la Mark II n'est pas, aujourd'hui, la pièce qui vous permettra de gagner 20% par an.


Contrairement à sa grande soeur surdouée qui a eu l'occasion de servir sur la lune, la Mark II n'est pas un investissement reconnu et n'a pas le vent en poupe en salle de vente. Ce n'est donc pas une montre que vous achèterez froidement en espérant financer les études du petit Jean-Baptiste grâce à une future plus-value monstre.


La Speedmaster Mark II est plutôt une pièce de collectionneur pointu qui aime son histoire, ses caractéristiques et son style résolument atypique et très marqué 70s. Cette montre raconte quelque chose, son charme opère à la seconde où vous la passez au poignet.


Malgré tout, si l'on considère qu'une 145.014 cadran noir en bon état s'échangeait autour des 1000-1200€ il y a 6 ou 7 ans, ce n'est pas non plus un mauvais placement. On peut aujourd'hui en trouver en bon état auprès de particuliers passionnés pour une somme souvent comprise entre 1600 et 2000€. Si vous souhaitez l'acquérir auprès d'un professionnel, comptez plutôt 2500 à 3000€.


Nous ne sommes dons pas du tout dans des ordres de grandeur qui font frémir votre banquier. Non, vous n'aurez pas besoin de vendre un rein pour acquérir cette montre et non, vous ne perdrez pas d'argent en la revendant, vous en gagnerez même certainement.


La 145.014 se positionne donc entre achat investissement et achat plaisir, à égale distance entre raison et passion. Coup de coeur raisonnable ou placement hédoniste, la Mark II vous permettra d'entrer de plein pied dans le monde des Speedmaster sans passer par la case Reduced (trop peu fiable et moins légitime historiquement) et sans dépenser des sommes folles.


Une très belle médaille d'argent




Si Buzz me lisait, il dirait certainement que la Mark II ne vaut pas sa très belle Moonwatch, fair enough.


Il n'empêche que même si la 145.014 n'est pas aussi facile à porter que la 145.012, que même si elle ne connaîtra certainement jamais le même engouement irrationnel, elle n'en reste pas moins une très belle alternative.


Plus accessible, plus atypique, la Mark II est une très belle médaille d'argent en attendant le graal que peut représenter la Moonwatch.


Acquérir une Mark II c'est s'offrir un excellent calibre, une Speedmaster historique et un style atypique reconnaissable à un prix (très) raisonnable.


Même si elle est aujourd'hui un peu boudée en raison de son "helmet case", la Mark II propose un rapport plaisir-prix quasiment imbattable et inégalé au sein du petit monde de l'horlogerie vintage.


Alors désolé Buzz, mais dans ce cas là bien précis, cette médaille d'argent m'intéresse au plus au point. Et vous ?